Départ pour Chiva : chez Erine et Varhnadze, Sa soeur et son beau-frère viennent nous faire à manger, Marceau assiste interloqué à sa première traite de vache pendant que Varouche, notre hôte reçoit ses amis du village dans son petit magasin pour le (les) « verre de l'amitié » qui semble être un rendez-vous assez prisé, le toast étant l'activité préféré des géorgiens. 

22 mai: visite du monastère de Noravansk, Katshik, le beau-frère, travaille son français, à la retraite, il est motivé pour faire guide, petit service en plus du B&B. C'est sympa, chez l'habitant, mais c'est quand-même un hébergement « de luxe », car la facture est à la hauteur de la satisfaction qu'on a de partager la vie d'une famille arménienne le temps d'un week-end: la ferme, les animaux, Marceau était ravi! Débat avec Clem pour savoir si l'on doit se sentir « vache à lait » ou pas... ne pas regretter, touristes, nous contribuons au développement économique du pays, et on passé un très bon moment.DSC_0585 DSC_0615 DSC_0688 DSC_0689 DSC_0693 

Retour en Marshutka (camionnette collective) à Erevan pour la finale de la coupe d'Europe que Clem va finalemnt louper faute d'une bonne connexionou de TV 5 monde... c'est pas facile tous les jours de voyager

23 mai: à l'office de tourisme pour profiter au mieux de cette ville que nous ne sentons pas encore, bien motivés pour aller à Echmeadzin, où officie le Catholicos, le Pape d'Arménie, grand-messe à l'équivalent du Vatican, avec Vigipirate en moins. Les chœurs de femmes couvertes de voilette en dentelle blanches et les moines barbus en grande capuche noire, dans cette cathédrale couverte de dorures, (bien moins qu'en Syrie). Puis pendant la sieste, je vais au « Vernissage », le marché de l'artisanat, qui s'avère très touristique, et donc pas le meilleur vecteur pour rencontrer des créatrices « dans ma cible »? Seulement, c'est ma seule piste concrète sur l'Arménie, donc, j'interview Suzanna et sa soeur Laura qui brodent très bien, mais assez old school, elles veulent vendre... donc on finit par du business, me font acheter plus que je n evoulais, et en plus, répondent à côté à toutes mes questions... Dîner encore au Marco Polo, puis chorégraphie des jets d'eau sur la place de la République, sur Charles Aznavour, grand moment!

24 mai: changement d'hôtel (question de budget!) pour deux dernières nuits à Erevan: arrivée chez Arhoz et Raffick, 70ans, B&B, 4 générations s'y croisent; vivent dans cette maison en plus de nous un Irlandais à qui nous avons pris la chambre et Irpané, une étudiante de Gyumris, la 2ème ville du pays, très heureuse de pratiquer son français et de m'indiquer où faire du shopping (accessoirement je cherche encore ma robe pour le mariage de Tom et Morgane...)  Puis visite du lac Sevan, à 50km de la capitale, site touristique, mais en été, … il a plu, mais entre les averses, bonne balade vers l'église au sommet, belles couleurs pluvieuses, Marceau a allumé un cierge. Très petites, les églises en Arménie ne semblent pas faites pour s'y attarder, mais pour y passer, embrasser les icônes, allumer quelques cierges, s'entretenir avec le prêtre. Aucune chose ni prie-dieu, très sobre, Bataille de carottes sauvages, sieste végétale. Retour en taxi, puisque les Marshutka (camionnettes collectives) ne fonctionnent plus après 17h. A la station essence, c'est en fait du gaz que l'on rempli les réservoirs, donc tout le monde descend de voiture, et je rentre dans la petite cahute, parce qu'à Sevan, on nous avait prévenu, le microclimat est glaçant; repère masculin avec avec son lot de pinces et de clous à dispo de qui aurait besoin d'un petit coup de mécanique au passage, deux gros fauteuils en velours épais marron élimé entourent une table basse et un cendrier débordant. Plusieurs hommes discutent en me regardant en coin. L'un appelle son fils de 25 ans pour qu'ils nous dise quelque chose en français ou en anglais, (« avec les études que je t'ai payées, tu pourrais lui dire quelque chose, quand-même! » j'interprète...) il le tanne, et le fils ne veut pas, le ton monte. Je ne sais pas s'ils parlent arménien ou russe, mais avec mes vieux souvenirs de roumain d'il y a dix ans, je comprends ! Alors je dis « Françes! Good evening! » ça les calme! Le père dit beaucoup plus doucement « Intseless » (« elle comprend »...) Sur ce, Clem, qui a assisté au ravitaillement en gaz, rentre pour m'appeler et retour en voiture, oh, ça sent le gaz ...